Le bon rasoir n'est pas le plus cher, c'est celui que votre peau supporte. Cinq questions sur votre peau, votre expérience et vos priorités, et vous repartez avec le type de rasoir adapté — et ceux à éviter pour ne pas finir le visage en feu.
Rougeurs, tiraillements, boutons : c'est votre peau qui décide.
Le type de lame change beaucoup de choses sur ces deux problèmes.
La lame libre demande de la main ; on ne s'y met pas la veille d'un rendez-vous.
Certains matins n'ont que trois minutes, d'autres appellent un rituel.
Un seul rasoir ne peut pas tout maximiser : choisissez ce qui compte le plus.
| Type de rasoir | Rasage de près | Douceur peau sensible | Prise en main | Coût dans le temps | Temps / rasage |
|---|---|---|---|---|---|
| Électrique à grille | ●●○ | ●●● | Immédiate | Moyen | Court |
| Électrique rotatif | ●●○ | ●●○ | Immédiate | Moyen | Court |
| Cartouche | ●●● | ●●○ | Facile | Élevé | Court |
| Rasoir de sûreté | ●●● | ●●● | Modérée | Faible | Moyen |
| Coupe-chou | ●●● | ●●○ | Exigeante | Faible | Long |
Une lame unique (rasoir de sûreté, coupe-chou) irrite en général moins qu'une cartouche multilame, qui rase plusieurs fois le même poil au même passage.
Le feu du rasoir vient rarement de la lame elle-même. Il vient d'une lame mal rincée, d'un passage à sec ou de coups répétés à rebrousse-poil sur une peau sensible. Une peau sensible tolère mal le rasoir de sûreté à lame très exposée : on lui préfère une tête douce, à peigne fermé, ou un rasoir électrique à grille qui ne coupe pas au ras et pardonne l'angle. Le poids du rasoir compte aussi : un manche lourd fait le travail sans que vous ayez à appuyer, et moins de pression veut dire moins d'irritation.
Sur les poils incarnés, la logique s'inverse par rapport à ce que vendent les publicités : plus il y a de lames, plus le poil est coupé sous la surface de la peau, où il repousse de travers. Une lame unique, qui coupe au ras et non en dessous, limite ce phénomène.
« Un rasoir mal rincé abîme plus de peaux que toutes les lames bon marché réunies. »
Quel que soit le rasoir désigné par le diagnostic, trois gestes réduisent l'irritation avant même le premier passage : de l'eau chaude pour ouvrir le poil, une mousse ou un savon dense monté au blaireau, et un premier passage toujours dans le sens du poil. Le second passage, en travers, ne se tente que sur une peau qui le supporte. Le détail du geste, du matériel et de l'ordre des étapes est dans le dossier Tondeuse et rasoirs.